. > The worse nightmare < . Si l'envie te prend, ajoute moi à tes amis ou favoris

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Imaginez. Vivre sans le moindre sentiment. Jeu de mots mis à part.


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« Notre unique divergence s'avèrent être une nuisance suprême pour mon âme.
Tout ce que tu discernes dans ton c½ur de pierre, c'est une résonance creuse,
à l'opposé du miens, qui est submergé par un flot d'émotions démesuré.
»

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• A vos risques et périls de polluer mon blog avec vos publicités
• Je recherche quelqu'un fort en orthographe qui me serve d'éventuel correcteur.


© Ce blog est détenteur d'une licence (voir le contrat ici)
Mes 'amis' les plagieurs, connaissez-vous les poursuites pénales ?

# Posté le vendredi 01 août 2008 22:08

Modifié le vendredi 14 août 2009 11:42

. Chapitre 1 . [ Admire comme tu m'éc½ure ] .

. Chapitre 1 . [ Admire comme tu m’éc½ure ] .

Janvier 2015
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Pardonne-moi, je t'implore. Pardonne mon ignorance, je n'étais qu'un puéril novice à l'époque. Je ne connaissais rien à rien, et ce flux de sentiments a bouleversé ma vie, sans que je puisse réagir à temps. Je n'ai pas su gérer cette mutation brutale. J'ai été faible, je mérite toute la souffrance que tu m'inflige, mais je ne peux cesser d'espérer que tu me reviennes un jour.

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Narrateur : June Collins.
Novembre 2009___


___Ma matinée débutait comme à son habitude, par le tri des nouveaux dossiers ministériels empilés grossièrement sur mon bureau. Mes mains accoutumées à ces man½uvres accomplissaient leur besogne, tandis que mon esprit vagabondait vers d'autres destinations. Qu'allait-il inventer pour me blesser aujourd'hui ? Ma frustration s'amplifiait à chaque fois que sa bouche s'ouvrait pour lâcher son venin. Toutefois je devais me contenir, et cela parce qu'il était supérieur à moi, selon les lois de la hiérarchie. Je me présente, June, fugace secrétaire dans Brocks, une société gouvernementale, prônant le bien de ses démarches à qui voulait l'entendre.

- Mademoiselle Collins !

Je sursautai, prise au dépourvu par l'insolite légèreté de son arrivée, qui d'ordinaire causait un vacarme inimitable. Je me tenais la plus droite possible, ayant la certitude que son imminente réflexion n'aurait pas porté sur mon allure, qu'il jugeait molle. Cet odieux individu n'était autre que Tristan Verne. Un jeune homme étonnamment brillant. Il n'avait jamais pris la peine d'étudier, l'érudition était innée chez lui. Du haut de ses vingt cinq ans, monsieur se trouvait déjà à la tête d'une entreprise colossale. Plus d'un voulaient sa peau.

- Allons, dépêchez-vous de travailler ! On ne vous paie pas pour faire du vent que je sache !

Ravalant ma fierté, je m'exécutai, accélérant le rythme de mes gestes, déjà hâtifs. Cependant, je ne m'obstruais pas le plaisir de le dévisager durement. Cet homme me répugnait au plus haut point. Et cela malgré sa magnificence indéniable. Tout droit sortit d'un film, ses mouvements étaient calculés à la perfection et sa démarche lente et placide. Quant à sa musculature que je devinais au travers de son costume parfaitement coupé, elle se faisait monumentale. Sa peau blanche était recouverte d'un léger bronzage, dosé à point. Sa chevelure scintillait de plusieurs tons, allant d'un blond vénitien, à une pigmentation châtaigne. Ses yeux étincelaient, colorés d'une bien étrange nuance de bleu marin. Au soleil, ses iris penchaient vers le gris. C'était la première fois que j'en observais de tels. Puis ils avaient cette autre particularité, celle d'un éclat éblouissant. Ils s'avéraient m'aveugler couramment. La délicate courbe de son nez concordait à merveille avec le parfait décor de son visage. Pour conclure, les traits de sa bouche étaient d'une précision rarement vu auparavant. D'une finesse hors du commun mais également pulpeuse à souhait. Même si j'avais des difficultés à me l'avouer, il était indéniablement splendide, d'une beauté presque anormale. Mon dégoût venait certainement de son antipathie. Tristan n'avait jamais émit le moindre compliment, ni esquissé un sourire, même ridicule. Il ne savait pas s'exprimer sans vociférer. Paradoxalement, son timbre de voix austère ne laissait pas paraître son irritation. Comme s'il ne percevait pas le juste milieu entre ses ressentis et l'intonation de ses phrases. Il souffrait d'un problème émotionnel. Si j'avais la bravoure nécessaire, c'est avec jubilation que je lui aurais conseillé les services d'un professionnel. L'horloge précairement posé sur le bureau de mon infâme patron annonçait ma brève pause. Je rangeais promptement mes effets personnels, soulagée de quitter l'office de cet abject personnage.

[ ...]

Je portai à mes lèvres un sordide gobelet en carton, qui englobait un café d'usine presque toxique à en juger sa texture pâteuse et ses arômes ragoutants. Comme la marée humaine présente, j'avais l'espoir qu'il me procurerait une dose d'énergie assez élevée pour me permettre de résister aux perpétuelles pressions infligées par Tristan. C'était avec le ventre noué d'irritations et d'inquiétudes entremêlés, que je déposai mes mains sur le métal froid de la poignée qui me guidait aux enfers. Du moins ce que je pensais être une représentation absolue du vil. En réalité, je me trouvais à mille lieux d'imaginer ce qu'il en était.


L'image provient d'ici.

# Posté le dimanche 03 août 2008 11:06

Modifié le jeudi 20 août 2009 16:26

. Chapitre 2 . [ Sensation] .

. Chapitre 2 . [ Sensation] .

Février 2015___


Sans doute resterai-je sans nouvelle de toi jusqu'à la fin de mon abominable existence. Même si j'ai la certitude que tu t'en moque éperdument, je voulais te dire que je t'aime. Regarde, je suis guéris, je peux le prononcer, et le ressentir. Si seulement j'avais eu la chance d'être un banal individu, on serait là, à s'aimer.

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Narrateur : Tristan Verne
Novembre 2009___


__ Qu'adviendrait-il de votre existence, si vous n'étiez pas capable d'éprouver la moindre émotion ? Je me permets de supposer qu'elle serait fade et dépourvue d'intérêt. Si vous croyez en dieu, bénissez-le, si vous croyez au destin, agenouillez-vous devant sa générosité. Vous avez eu la possibilité d'aimer, de souffrir. Savez-vous ce que cela représentait à mes yeux ? Je donnerai chère pour sentir une larme perlait sur ma joue. Elle témoignerait de ma peine, et j'aurai la conviction de détenir un c½ur.

J'observais silencieux le paysage qui s'offrait à moi. Bras noué autour de sa taille, un jeune homme susurrait des mots doux à sa compagne, ou maitresse, qu'en savais-je. A ma droite, défilé tour à tour des personnalités très distinctes. Certaines portaient la gaieté sur leur visage, à l'opposé d'autres paraissaient soutenir toute la misère du monde. J'éprouvais le besoin de m'imprégner à cette foule humaine. Détrompez-vous, la solitude ne me pesait pas. Mais j'espérai qu'à force d'auto-persuasion, je deviendrai sociable. Je venais à l'instant de quitter mon bureau, néanmoins mes pensées spéculaient encore sur le taux de croissance annuelle de mon entreprise. Mon cerveau cogitait sans interruption, et cela depuis ma naissance. Mon travail occupait entièrement mes songes, de toute manière ma vie privée n'était que néant. J'accélérai le pas, prompt de retrouver mes somptueux appartements, sans prêter attention au jeune garçonnet devant moi. La bousculade fut violente pour ce-dernier, qui se trouvait projeté au loin. Je perdis la raison quand j'aperçus un vulgaire amas de glace écrasé sur mon pantalon fétiche.

- Sale môme, tu ne peux pas regarder ou tu mets les pieds ! Braillai-je, pointant mon doigt en direction de sa figure aux traits déjà trop disgracieux pour son âge juvénile.
- Pardon m'sieur, j'vous avais pas vu.
- Tu ne m'avais pas vu ! Déguerpis avant de me voir pour de bon, vilain mioche !
- Monstre ! Hurla-t-il avant de cavaler à enjambée folle au travers de la foule agitée.

Les piétons me fixaient d'un air mauvais. Leurs regards trahissaient l'infinie répulsion qu'ils éprouvaient à mon égard. Serai-je un monstre, une grossière créature sans foi ni loi ? Un être incapable de ressentir un brin de culpabilité émergé de son ignoble conduite. L'éblouissante colère qui me possédait quelques minutes auparavant se dissipait au fur et à mesure que les secondes mouraient. Il m'arrivait souvent de perdre contrôle, envahit par une vague d'énervements que je ne savais gérer. Un comble pour un homme qui passait son temps à tout diriger. Les paroles de l'enfant ne m'affectaient pas, elles résonnaient en moi sans répercutions. La morale exigerait que je fus bouleversé d'avoir été traité de la sorte, mais depuis bien longtemps mon comportement défiait l'éthique. De l'âge enfantin jusqu'à nos jours, je n'avais cessé de mépriser mon entourage, qui me le rendait bien. Mes parents m'aimaient démesurément. Ils m'avaient gâté comme un monarque durant tout mon accroissement et s'étaient coupés en deux pour mon confort. Cependant je n'éprouvais aucune sorte de gratitude envers eux. Mes rares amis s'excédaient bien vite de mes humeurs changeantes. Cyclothymique en plus d'être aigri.
Malgré ces particularités, je ne me considérais guère comme détestable, à vrai dire le seul individu que j'estimais dans ce bas monde n'était autre que moi-même. Narcissique pour couronner le tout. Alors que j'actionnais la poignée de ma résidence, un minuscule papier blanchâtre, découpé d'une façon vulgaire attira mon attention. Mes doigts pressés, entrouvraient la feuille rabattue en quatre. Le pliage ne faisait qu'accroitre son aspect négligé. Dès la première ligne, ma curiosité fit place à une inexplicable frayeur. Son contenu pétrissait mes boyaux, plus les mots s'écoulaient sous mes yeux ahuris.

« Tristan, je te sommes de m'excuser du dérangement, mais tu ne m'en voudras pas, cela fait plus de trois mois que tu n'as pas eu de visites, un court message s'avère réconfortant. Tu ne me connais pas et moi, je sais tout de ta vie passée, actuelle et future. Tu me dois l'intégralité de ta réussite. C'est grâce à mon génie que tu en es là aujourd'hui. Tu n'as aucun mérite. Doutes-tu de mes paroles ? Elles sont pourtant soigneusement choisies, pesées à point. Chacune dit vrai. Je continuerai à laisser des lettres parsemées dans ton environnement. Je te dois la vérité, elle n'est pas bonne à entendre, mais tu dois savoir. »

Encore un aliéné, pensai-je pour calmer l'inquiétude qui vibrait sans trêve dans mon estomac. Mais à l'évidant, mes poumons s'affolaient dans ma cage thoracique, leurs ricochets endiablés percutaient mon solide buste et mes mains tremblaient d'une force herculéenne. Mes doux apaisements n'y changeaient rien. J'écarquillais les yeux quand je compris : j'étais angoissé. Ce bout d'écrit était parvenu à m'implanter une sensation inconnue. Je pénétrai dans mon salon, aussi muet qu'un tombeau. Les lumières teintées de coloris orangés ne m'apaisaient pas. Je montais à toute vitesse les escaliers menant à ma chambre, refermais la porte et m'y adossais. Mes doigts s'affaissaient à déboutonner ma chemise, et d'un geste empressé, la balançaient au hasard dans la pièce. Le silence était habituellement un délice qui m'enchantait, et dont j'estimais les jouvences comparable à du luxe. Mais à cet instant, il me semblait pesant. Je regardai le paysage, les tableaux de maitres accrochés aux murs, les meubles aux bordures embellis d'or pur, les hauts lustres en cristaux, les cadres à mon effigie ainsi que les autres bricoles hors de prix qui se trouvaient dans mon champs de vision. Tout me paraissait froid et austère. Plus jamais je ne m'aventurerai à lire les mots de ce fou.

L'image provient d'ici

# Posté le vendredi 22 août 2008 08:27

Modifié le vendredi 21 août 2009 11:33

. Chapitre 3 . [ En cours d'écriture ] .


Mars 2015___

Mais où es-tu ? Je désespère de te lire un jour. Je t'aime.

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Mes employés me dévisageaient. L'écho de leurs chuchotements heurtait mes tympans. Certains pensaient que j'avais rencontré une femme, pour avoir tant de cernes, or j'avais passé ma nuit à guetter la disparition de mon angoisse, en vain. D'autres décrétaient que je m'étais battu à en juger l'état de ma coiffure, ou encore, que j'avais abusé de la boisson, au vu de ma démarche nonchalante. Il est vrai que je faisais preuve d'une lenteur inégalée en sillonnant les couloirs de mon entreprise. D'ailleurs, je me sentais incapable de travailler, mes puissants neurones étaient trop épuisés pour spéculer sur n'importe quel dossier.

# Posté le dimanche 31 août 2008 12:31

Modifié le dimanche 06 septembre 2009 15:33